Passion des vers

Le sang, les larmes, les sourires
Deviennent ancre sur la feuille
Ma tête et ma plume
Deviennent vers amateurs de mes sentiments
Que je vomis avec fierté

Lécher la passion
Pour sentir son goût enivrant
Sa musique qui m’emporte vers les cieux


Un chant festoyant la liberté
M’emporte vers l’inconnu, toujours réconfortant
Au loin
Même dans le blizzard enneigé
Je respire les émotions
Elles sont ma force, ma pensée
À la fois abstraites et concrètes
Elles me libèrent d’un monde ardu comme un ravin


Elles me libèrent de ce monde


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Écrit par: Fael
©
Passion des vers

# Posté le mardi 20 mars 2007 22:30

L'enfant invisible

L'enfant invisible
Caché dans les fourneaux terrestres
Piétiné aux aurores
Là se lèvent les ordures


Enfouit sous l’avalanche des sanglots
Pleure petit enfant, pleure petit ange
Crie en silence
En vain leur cruauté
Essai sans triomphe
De mettre une larme en miettes

Invisible enfant
Errant dans le jardin des foules
Tracassé par les fleurs humaines
Méprises les comme ils te font du mal

Petit enfant pleurnichard
Invisible et invincible


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Écrit par: Fael
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# Posté le mercredi 21 mars 2007 20:33

Modifié le jeudi 22 mars 2007 05:38

Un viol pour de l'or

Un viol pour de l'or
Ravagée et dénudée
Entourée mais solitaire
Où fut brûlée ton espérance
Consumée dans la flamme silencieuse

Les plaisirs du corps
Peu à peu
Deviennent tortures et prison
Les plaisirs du corps
Les martyrs du corps
Un viol pour quelque sous

Consentant à l’humiliation
Là te guettent les brutes puantes
Là t’indignent
Te trempent dans un bassin frigorifié
Tu t’enfonces de plus en plus
La glace se durcie
En haine et en rage

Perte totale
D’une âme, d’une tête
Amitié entre la bête et la colère
Refoulée dans les nuages gris
Gris comme la vermine et les rats
Qui se nourrissent de ton âme
Après chaque humiliation

Un viol pour de l’or
Un viol pour quelque sous
Une réalité triste et commune
Parmi laquelle on avance aveuglement
Sans apercevoir l’humiliation et la rage


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Écrit par: Fael
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# Posté le samedi 24 mars 2007 11:17

Un étage, une réalité

Un étage, une réalité
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Un monde qui se creuse comme une abîme

Où le chatoiement de ses hauts sommets
Aveugle mes yeux si sensibles
Perte dans une vague de pièces d’or
Indifférence
Illusion d’un sourire
Un sourire d’artifice
Où se cachent les lambeaux de nos espoirs
Là perdant l’humanité qui se flétrira
Qui se séchera et qui s’éteindra

Même planant au dessus de la plus haute colline
La reine assise sur son trône porte bien son nom
Injustice

Elle frappe dans tous les sentiers
Plongeant dans la densité de cette superficie

Plus bas dans l’abîme
Endroit où l’air ne passe à peine
Ne pouvant respirer
Couché sur un sol rêche et froid
La reine exerce son règne
Et sa lois raisonne dans tous les murs de pierre
Injustice
Le sourire n’est pas d’artifice
Puisqu’il n’est pas présent
Les enfants qui meurent
Un pays hurlant sa colère
Coincé dans ses guerres, dans ses famines
Une planète, un océan, un pays, une maison
Partout autours de nous
L’injustice enlève son masque

À chaque étage de l’abîme
Une nouvelle réalité, une nouvelle injustice


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Écrit par: Fael
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# Posté le lundi 26 mars 2007 18:52

Une politique, une religion, une guerre

Une politique, une religion, une guerre
Comme un coup de poing au ventre
Comme une pierre qui te tombe sur la tête
La vie te frappe
Elle te montre son visage hideux
Si hideux, qu’il te fait oublier la beauté
Des anciens lendemains
Et maintenant tu cherches la sortie
Au labyrinthe des tourments


Tes frères humiliés et massacrés
Dans leur yeux leur soumission
Tu leur demande pardon d’être en vie


Génocide pour tes croyances
Inconsciente folie
Te scrute de la tête au pieds
Te rend sourd de son cri aigu
Démence ta nouvelle amie
T’a attrapée pour t’isoler
Recherche tandis que tu recherches à vivre
Dans les foules tes bouffées d’air son comptées
Ton amie la démence te suit comme une ombre au soleil


Les monstres t’interdissent tout, t’enlèvent tout
Même le rêve semble si loin
Il semble s’être sauvé
Semblant trop orgueilleux pour crever de fin avec toi


Mais Varsovie n’es pas ton cercueil
Tu voudrais te noyer dans la Vistule
Qu’un édifice s’effondre sur ta tête
Ou qu’un Nazi t’arrache les yeux


Mais peut être un jour le rêve reviendra en même temps que ta vie
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Écrit par: Fael
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# Posté le jeudi 29 mars 2007 21:35